Aux Chemins de Bassac, la vigne trouve une alimentation et des ressources variées grâce à des sols vivants.

LE VIGNOBLE

Ce vignoble est depuis 30 ans, entièrement cultivé en agriculture biologique à la manière d’un jardin. Nos raisins sont certifiés conformes au mode de production biologique par ECOCERT. Nous avons aussi obtenu la certification NOP (National Organic Program) pour les Etats-Unis.

Les vignes, sont plantées à 5000 pieds par hectare avec un palissage de 2 m de haut. Conduite des vignes: taille en double cordon de royat à huit bourgeons, labour intercep, travaux par traction animale, désherbages manuels, enherbement différencié suivant la nature des parcelles, amendement organique de type compost.

Les traitements sont raisonnés selon la pression des maladies, ils sont réalisés face par face ce qui nous permet de n’utiliser que très peu de produits (nos normes se situent déjà bien en dessous du cahier des charges de l’agriculture biologique).

Beaucoup de travail manuel d’avril à juin: ébourgeonnage soigné et palissage. Aux Chemins de Bassac, la vigne trouve une alimentation et des ressources variées grâce à des sols vivants. Toutes ces années de travail naturel favorisent l’expression du terroir, l’énergie et la pureté des vins blancs et rosés, la fraîcheur et la complexité des vins rouges.

Les cépages : 5 cépages rouges et 2 cépages blancs, un bouquet aromatique harmonieux né du mariage de vignes méditerranéennes avec leurs cousines plus éloignées : Syrah, Grenache Noir, Mourvèdre, Cabernet-Sauvignon, Pinot Noir, Viognier et Roussanne.

Les rendements moyens s’établissent autour de 50 hectolitres par hectare. Généralement, la vendange débute fin août avec le Pinot et se termine dans la deuxième quinzaine de septembre avec le Mourvèdre: les fruits cueillis seront toujours bien mûrs et sains.

Comme au fourneau pour faire belle et bonne recette, le vigneron surveillera toujours ses températures de cuisson.

LES VINIFICATIONS

En termes de vinification, la seule loi universelle est celle qui conduit le domaine à obtenir toujours la plus belle des matières premières: ainsi beaucoup d’expression, peu de soufre et peu de technologie.

La vendange est entièrement égrappée et les cépages, suivant le sentiment du temps de la récolte, peuvent être vinifiés séparément ou ensemble. Comme au fourneau pour faire belle et bonne recette, le vigneron surveillera toujours ses températures de cuisson.

La cuvaison des rouges commencera toujours par une phase de macération pré fermentaire. Une grande partie du devenir du vin se joue à ce moment-là tant dans la finesse de la structure que dans l’intensité des arômes. C’est aussi une étape cruciale dans l’économie de l’usage du SO2 car, depuis quelques années, nous pouvons utiliser des levures non saccharomyces qui éloignent les ferments indésirables, protègent le vin à ce stade sans recours au soufre et orchestrent une extraction douce de son plus beau potentiel.

Après quelques temps commence la fermentation proprement dite et la cuvaison durera de 20 à 40 jours avec beaucoup de dégustations et un peu de travail pour favoriser la finesse et l’élégance du vin.

Avant et après la fermentation malolactique, une savante utilisation de la régulation de température permettra là encore d’économiser le soufre tout en nourrissant le vin de ses lies par des bâtonnages réguliers.

Les vins suivront leurs vies par des élevages différenciés: cuves tronconiques de 40hl et 60hl, barriques bordelaises et demi-muids, cuves inox thermorégulées ou résine seront utilisées selon les cuvées.

Pour les blancs et rosés la récolte s’effectue aux heures les plus fraiches des nuits de début septembre et les raisins sont directement enfermés dans un pressoir pneumatique. Après la presse et le décantage par débourbage, le jus sucré (le moût) va fermenter tout doucement pendant plusieurs jours. En fin de ce cycle, les vins seront soutirés et élevés avec des bâtonnages réguliers jusqu’à leur préparation à la mise en bouteille.

C’est à la cave, encore plus qu’à la vigne, que l’on peut mesurer toute l’importance du respect des équilibres biologiques car nos vins, pour être sudistes, n’en possèdent pas moins une étonnante fraîcheur en bouche.